Ce blog a été créé en vue de partager mes confidences même si à 40 ans, je pense avoir encore de belles années devant moi pour explorer ce délicieux domaine : le libertinage...

J’aime écrire et me remémorer mes rencontres, penser au parcours que j’ai entamé depuis bientôt un an, à la faveur de l’amour de ma vie, une femme merveilleuse que j’ai redécouvert depuis notre décision de pratiquer le libertinage ensemble et qui, par ailleurs, nous a ouvert cette délicieuse boîte de Pandore…

Nous avons tout d’abord décidé de provoquer le destin, elle et moi, pour qu’elle puisse enfin découvrir le plaisir du sexe avec une femme… Un fantasme, des idées et des envies de longue date. Je ne pouvais cacher ma jubilation d’homme chanceux à l’idée que nous allions ouvrir nos corps à de nouveaux plaisirs… Et cette jubilation est tenace et continue de brûler en moi et en elle de bien des manières.

Elle un jour, me dit qu’elle se sentait émoustillée à l’idée que je puisse rencontrer seul. Nous n’avons pas analysé, mais nous avons beaucoup discuté de cette idée. Mettant de côté l’excitation de me projeter dans une telle situation, j’ai eu besoin de comprendre cette source de plaisir pour elle qui m’est, à moi, étrangère.

Nous convenons que je pourrai rencontrer des femmes, des couples, et définissons des règles ensemble, pour que nous y trouvions tous deux les plaisirs recherchés tout en préservant notre lien et nos limites. Sans détailler cette étape, je dirai nécessairement que de celle-ci dépend la sérénité de tout le reste. Nous convenons que je n’aurai aucun secret pour elle, à son plus grand ravissement, pour en jouir tout autant que moi lors de nos retrouvailles.

Les textes qui vont suivre plongent dans ces rencontres, ces moments de complicité, de sensualité, d’érotisme et de sexe plus instinctuel, avec l’intention d’en éviter la vulgarité, mais pas la saveur qu’ont les mots les plus crus pour un certain nombre d’entre nous…

Génèse


Sur le site libertin, je visite régulièrement les profils nouveaux, ou ceux qui me plaisent parce qu’ils sont agréables à regarder, ou encore ceux qui me visitent, même si je n’échange pas forcément.

Parmi ces visites que je reçois, un couple en particulier revient, puis quelques mots sont échangés. Je visitais avec plaisir leurs albums, la miss n’étant pas dépourvue de charmes. A ce moment, vu que leurs recherches ne concernaient pas les hommes seuls, je m’étais accommodé d’échanges conviviaux très agréables, sans idée de rencontre par la suite.

C’était uniquement avec elle que je discutais, par petites touches, des traits d’humour, des provocations libertines amusantes et flatteuses pour moi comme pour elle je pense, mettant en lumière une certaine forme de complicité, dans une joute verbale qui donnait le sourire. Je gardais en tête que les choses en resteraient là, mais elle revenait...

Elle s’adressait à moi en ne manquant pas de sonder son pouvoir d’attractivité et de me signifier bientôt le mien à la faveur d’un nouveau fil de discussion de son initiative, titré : « dom »… Elle me confie que c’est mon côté dominant qui l’attire, ce à quoi je réponds que c’est un domaine que j’ai envie de découvrir davantage. Elle est à la fois Domina et Soumise, ayant une certaine expérience dans ces pratiques, je suis intéressé par sa vision qui correspond plutôt bien à la mienne…

Mais je reste un peu étonné : leur profil de couple ne fait pourtant pas état de cet attrait pour ce domaine, et elle me livre bientôt plus clairement qu’il s’agit là de son « jardin secret… » Cette expression résonne trop dans le sens d’un « domaine caché au conjoint » et je m’en méfie car les personnes se prétendant libertines, parce qu’elles couchent en secret avec d’autres que leurs conjoints, sont malheureusement faciles à croiser ; je déplore cet amalgame entre liberté des plaisirs et liberté de tromper; pour être bref : je distingue libertinage et adultère…

Mais très vite elle m’explique que ce domaine, elle l’explore seule, mais avec l’accord de son homme, sans exigence de transparence totale, dès lors que ses limites et conditions à lui sont respectées aussi. Je comprends alors qu’elle me fantasme peut-être comme son Dom. J’en suis flatté, touché, excité mais je me garde de me livrer de trop, je suis un homme assez méfiant…

J’ai à ce moment-là déjà des notions assez claires de ce que peut être une relation D/S ainsi que des valeurs dont elle doit être le creuset. Mon épouse sait ce que j’aimerais y trouver, y explorer, et elle me l’a accordé. Dès lors, nous convenons que je peux donner mon numéro de téléphone pour aller plus loin dans les échanges avec cette jeune femme chez qui je perçois jusqu’ici des affinités avec moi. Je peux évoquer le respect de nos couples, de nos vies privées, le clivage et la distinction claire entre sentiments et sexe, les valeurs qui font qu’une relation D/S offre aux deux partenaires un espace d’épanouissement et de complicité bienveillante réciproque.

Nous voilà connectés, partis à discuter à bâtons rompus de nos expériences et de nos aspirations. Nous sentons assez rapidement que nous pourrions nous lancer dans une relation, les bases se posent facilement, les questions trouvent des réponses qui satisfont à tour de rôle le dominant que je suis et la soumise qu’elle est.

Pourtant, elle me dit qu’elle a déjà « un Dom » et qu’elle n’envisage pas d’en avoir deux. Je pense alors que l’idée serait d’être un homme dominant avec elle selon la volonté éventuelle de son Dom, dans le cadre de leur relation. Mais il n’en est rien : elle veut trouver un autre Dom, et demande bientôt au sien de suspendre leur relation.

Celui-ci lui répond que si le plaisir de sa soumise est de partir vers de nouveaux horizons, il ne pouvait s’y opposer. Le feu vert est officiel de toute part maintenant, une relation peut se façonner, la porte s’ouvre sur nos attentes, nos conditions, nos envies, nos limites, mon enthousiasme est grand, mes questions nombreuses !

J’avais auparavant entamé avec un couple une tentative de mise en place d’une relation D/S, mais il s’agissait alors d’un « projet » largement porté par le mari, candauliste pointilleux et obtus dans ses fantasmes, pour lequel je devais entrer dans des cases étroites, me faire l’amant de sa femme ; une femme qui demandait davantage à être séduite, admirée, divertie, et peut-être soumise à un moment donné… Je devais bientôt mettre fin à ce manège façon Arlequin dans lequel je ne trouvais pas les contours d’une relation D/S telle que je l’entendais, mais plutôt ceux d’une relation qui ne servirait que les fantasmes d’un couple dont je serai bien trop l’accessoire phagocyté par leurs exigences. Je rends grâce à mon épouse qui a su bien avant moi en déceler les prémices, mon ange gardien depuis qu’elle est dans ma vie, sans qui mon exploration du BDSM ne saurait exister et m’épanouir.

Fort de cette « aventure » qui n’est restée qu’épistolaire et stérile, je distinguais maintenant une différence nette dans le ton donné aux discussions naissantes avec cette femme assurée, spontanée et franche. Je la nommerai « L ». En effet, sa vie amoureuse épanouie n’avait pour autre influence que de rendre ses attentes envers moi totalement ciblées D/S et non pas dans une teinte romantico-sentimentale. Tout ce que moi et que mon épouse attendions d’une relation D/S entre moi et une femme était là : clarté, respect de notre couple, partage des mêmes valeurs et de la même conception de la Domination/Soumission.

L et moi passons assez rapidement aux aspects concrets de ce que serait cette relation, exprimant nos aspirations et nos appréhensions. Nous convenons qu’une liste consacrée aux pratiques, envies, limites de la soumise serait fort constructive en ce qu’elle permet aux deux de dessiner l’espace commun des possibles. La « check-list » trouvée vierge sur le net lui est transmise par mes soins et m’est retournée quelques jours plus tard, remplie de trésors intimes que je découvre avec excitation, surprise et délectation. Il s’agit là d’une première preuve de confiance et non des moindres : L se livre à moi sans arrière-pensée, elle me prouve déjà qu’elle me choisit en prenant le risque de ne pas obtenir l’écho attendu d’un Dom « en devenir » qui saurait la satisfaire.

Je suis curieux, j’ai déjà cherché à connaître tout ce qui peut se pratiquer dans une relation D/S, j’ai distingué Maître/Esclave de Dominant/Soumise, réfléchi aux différences entre une relation D/S permanente en couple et ce que pourrait être ma relation D/S avec L : ponctuelle, et cadrée selon nos disponibilités…

Certaines pratiques de la check-list ne seront pas adaptées et réalisables, d’autres sont trop violentes selon ma perception d’alors, d’autres encore font résonner mon instinct de dominant de façon très excitante.

A présent que nous échangeons régulièrement, je suis très enthousiaste, confiant en elle et en moi. Mon épouse continue de se réjouir pour moi en suivant tous mes échanges avec L. Nous y sommes, je suis choisi par ma soumise, et c’est ainsi que je conçois la naissance d’une telle relation.

Dans cette liste, je vois tous les délices d’un panier garni dans lequel j’aurai le loisir de piocher pour construire nos séances avec la certitude que cela répondra à ses attentes. Nous en parlons L et moi, mais déjà à demi-mots, j’aspire à devenir son Dom : ne rien lui laisser penser clairement dans ce qui l’attend. Ce jeu est savoureux, elle sait que je suis bienveillant, je sais qu’elle me fait confiance.

Il reste cependant une question : contrat de soumission ou pas ? La décision commune ne tarde pas : oui ! Un contrat pour déterminer de manière plus formelle les contours de l’exercice de mon pouvoir sur elle, de sa soumission à moi, un consensus responsable et clairvoyant. Ce contrat je le construis, elle l’enrichit, nous le validons ensemble et nous décidons de le signer, pour le symbole d’une acceptation mutuelle, le jour de notre première séance, avant tout acte.

Je serai son Dom, elle me devra le vouvoiement, m’appellera Monsieur, lors des séances calibrées par des codes définis : elle se soumettra à moi lorsque je passerai son collier autour du cou, ou lorsque je lui dirai « soumets-toi ». Elle sera libérée de mon joug lorsque je lui ôterai le collier ou en lui disant « reprends-toi ».

Je serai son Dom virtuellement, elle obéira à mes demandes, lorsque je lui écrirai « peste » et qu’elle me répondra « oui, j’ai honte » pour me signifier qu’elle est en conditions de pouvoir se soumettre à moi. « N’ai pas honte » sont les mots qui la délesteront de sa mise à disposition pour mon plaisir… Les mails que nous échangerons l’obligeront à respecter une manière de s’adresser à moi en tant que ma soumise. Ensuite, hors séances et par messagerie instantanée, la communication restera sans contrainte et permettra le libre-échange, nécessaire selon notre conception de la relation.

Nous voilà prêts, réjouis, excités et dans l’expectative. Nous avons maintenant plusieurs semaines derrière nous à avoir discuté chaque jour de ce que nous attendons, de nos valeurs, et de nos doutes, de nos plaisirs et de nos craintes. Mais rien ne peut remplacer la perception du corps. Elle attend une confirmation concrète du bien-fondé de son choix : saurai-je lui offrir ce qu’elle attend d’un Dom et avoir le charisme qui l’amènera à s’abandonner à moi ? Moi j’attends de me confronter à une première séance en tant que Dom, saurai-je mener et me  montrer assez déterminé malgré ce trac d’incarner réellement ce rôle, qui reste encore pour partie mon fantasme ?

La date de la première séance est bientôt fixée, ce sera une chambre d’hôtel non loin de chez moi, que je réserve pour la retrouver en soirée ; je commence à façonner cette séance : que vais-je faire ? Je plonge dans la check-list, j’ouvre la porte jubilatoire de mes fantasmes et des siens, je discute également avec ma bienveillante épouse tout au long de ce chemin sur mes appréhensions, mes envies, cela se construit peu à peu, je me délecte déjà malgré un peu de trac, avec beaucoup d’envies…

2 commentaires:

  1. Nul doute que cette relation apportera délectation et plaisir!
    Miss Betty

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  2. Délectation et plaisir sont bien au rendez-vous ��

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